mercredi 6 mars 2013

Mali : Hollande évoque un début de retrait dès avril


Mis à jour  | publié 

L'opération française au Mali a démarré le 11 janvier dernier.
L'opération française au Mali a démarré le 11 janvier dernier. Crédits photo : Ghislain Mariette/AP

VIDÉO - Le président français s'exprimait après la mort d'un quatrième soldat dans le pays depuis le début de l'opération Serval. Il a aussi évoqué la mort de «chefs terroristes».




Alors que plusieurs sources affirment que les troupes françaises resteront auMali au moins jusqu'en juillet, le président François Hollande a évoqué ce mercredi le début prochain d'un retrait, prévu dès le mois prochain. La «phase ultime» de l'intervention «va durer encore tout le mois de mars et, à partir du mois d'avril, il y aura une diminution du nombre de soldats français au Mali dès lors que les forces africaines seront en relais, appuyées par des Européens», a déclaré le chef de l'Etat, lors d'une conférence de presse à Varsovie. Cette «phase ultime» est aussi «la plus difficile, celle qui nous met en contact avec les groupes terroristes eux-mêmes», a cependant fait valoir François Hollande, qui a indiqué que les troupes françaises étaient confrontées à la résistance des djihadistes sur deux fronts: dans le massif des Ifoghas (nord-est), mais aussi plus au sud, autour de Gao.



Wilfried Pingaud. Crédits photos: AFP PHOTO / SIRPA.
Wilfried Pingaud. Crédits photos: AFP PHOTO / SIRPA. Crédits photo :

Le président s'exprimait avant tout pour rendre hommage au soldat français emporté dans la guerre menée par l'armée française contre les islamistes armés du Nord, le quatrième depuis le début de l'opération Serval. Wilfried Pingaud, 37 ans, brigadier-chef du 68e régiment d'artillerie d'Afrique de La Valbonne (Ain), a été tué mercredi matin alors qu'il «participait à une opération dans l'est du Mali, à 100 kilomètres de Gao», selon l'Elysée. Il intervenait «dans des opérations de sécurisation menées par les forces maliennes, africaines et françaises autour de Gao», quand il a été «mortellement touché dans un accrochage avec des groupes terroristes locaux près de Tin Keraten», une localité située à l'Est du pays, a précisé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué. Le porte-parole de l'état-major des armées, Thierry Burkhard, a quant à lui précisé que le soldat était mort «peu avant midi, des suites de ses blessures» et que «quatre soldats maliens ont été blessés» dans l'opération.
quatrieme soldat francais mort au mali
Le 11 janvier dernier, au premier jour de l'opération Serval un pilote d'hélicoptère avait péri dans la région de Sévaré, aux premières heures de l'opération militaire française. Les 19 février et 2 mars, un sergent-chef de la Légion étrangère et un caporal parachutiste étaient à leur tour tués lors d'accrochages dans le massif de l'Adrar des Ifoghas.

«Des chefs terroristes anéantis»

Lors de son intervention, le président Hollande a également évoqué pour la première fois la mort de «chefs terroristes», sans préciser de qui il parlait. «Nous avons lancé une offensive dans deux directions, la première dans ce qu'on appelle le massif des Ifoghas, et là nous avons eu des succès qui seront encore démontrés ces jours prochains, y compris avec des chefs terroristes qui ont été anéantis», a ainsi déclaré François Hollande. Une déclaration qui intervient alors que Paris n'a toujours pas confirmé les morts, annoncées par le Tchad, des chefs islamistes Mokhtar Belmokhtar et Abou Zeïd lors des combats. Un peu plus tôt, le porte-parole de l'état-major des armées a quant à lui annoncé que «dans la région de Tessalit, une demi-douzaine de terroristes se sont rendus» aux forces françaises», et qu'«une dizaine d'autres» ont été neutralisés non loin de Gao.
Près de 4000 militaires français sont déployés au Mali. Le ministre de la Défense a rappelé ce mercredi la détermination «totale» de la France à mener «jusqu'à leur terme» les opérations militaires pour restaurer l'intégrité du Mali.
(Avec agences)
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Un 4ème soldat Français tué au Mali


Militaires français à Gao, vendredi dernier. Un soldat français est mort mercredi dans des opérations militaires dans l'Est du Mali, portant à quatre le nombre de militaires français tués depuis le début de l'opération Serval, le 11 janvier dernier. /Photo prise le 1er mars 2013/REUTERS/Joe Penney
(c) Reuters
Militaires français à Gao, vendredi dernier. Un soldat français est mort mercredi dans des opérations militaires dans l'Est du Mali, portant à quatre le nombre de militaires français tués depuis le début de l'opération Serval, le 11 janvier dernier. /Photo prise le 1er mars 2013/REUTERS/Joe Penney (c) Reuters
PARIS (Reuters) - Un quatrième soldat français a été tué mercredi au Mali où les forces françaises, maliennes et tchadiennes poursuivent leurs opérations dans la région de Gao et, plus au Nord, dans le massif des Ifoghas, bastion présumé des islamistes.
Fait nouveau, Paris a fait ses premiers prisonniers depuis le début de l'opération Serval dans la vallée d'Ametettai, au coeur du massif des Ifoghas que les forces franco-tchadiennes s'efforcent de fouiller méthodiquement.
"Un certain nombre de terroristes se sont rendus à nos forces, une demi-dizaine environ", a dit le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées, lors d'un point de presse à Paris.
Il n'a pas précisé le statut des prisonniers. Selon 20 Minutes, même si l'opération Serval n'est pas juridiquement une guerre, Paris dit appliquer le droit des prisonniers de guerre.
L'objectif serait de les transférer aux autorités maliennes mais la justice française pourrait demander leur extradition s'il s'avérait -ce qui semble hypothétique- qu'ils sont impliqués dans le rapt d'otages français, ajoute le quotidien.
Le soldat tué mercredi, le quatrième depuis le début de l'opération au Mali, le 11 janvier dernier, appartenait au 68e régiment d'artillerie d'Afrique de La Valbonne, près de Lyon.
Ce brigadier-chef tenait le rôle d'agent de liaison auprès d'environ 200 hommes de l'armée malienne qui ont été pris à partie par des groupes djihadistes tôt le matin à environ 100 km à l'est de Gao.
Les soldats maliens ont alors riposté, appuyés par des Mirage 2000 et des hélicoptères de combat français. Mais le caporal-chef français a été blessé lors de l'accrochage, a précisé Thierry Burkhard.
Evacué par hélicoptère à l'antenne chirurgicale de Gao, il a succombé à ses blessures peu avant midi. Quatre soldats maliens ont été également blessés lors de l'opération et une dizaine de rebelles ont été tués.
Dans la région de Gao, où une quarantaine de djihadistes sont morts lors de la reprise du village d'Imenas, les rebelles mènent des opérations de harcèlement, mais ne défendent plus des positions. "On a des accrochages assez réguliers", a dit Thierry Burkhard.
Parallèlement, 2.000 soldats des forces franco-tchadiennes continuent à resserrer l'étau sur le sanctuaire islamiste de la vallée de l'Ametettai.
Les forces françaises ont tué dans la zone une quarantaine de djihadistes depuis le 28 février, précise le ministère de la Défense sur son site internet. Elles ont également détruit près d'une dizaine de pick-ups et un canon d'artillerie.

lundi 4 mars 2013

L'armée française diffuse ses vidéos de combat


3 mars 2013 à 17:22
Elle a mis en ligne samedi des vidéos d'affrontements armés au nord du pays.
Voici une des rares vidéos du conflit au Mali, mis en ligne par l’armée française samedi sur sa page Facebook. une vidéo assez impressionnante montrant des soldats français du GTIA 3 (Groupement tactique interarmes) en phase de «reconnaissance offensive», le 26 février. Puis les images montrent une prise à parti dans la région de l’Adrar des Ifhôgas et la riposte avec «appui mortier, canon Caesar et aviation».
Ces images sont plutôt rares, l’armée française et malienne ayant décidé de verrouiller ce conflit, tenant les journalistes loin de la zone de front.


La France a perdu trois soldats depuis le début du conflit au Mali. (SIRPA / AFP)

Un troisieme soldat français tué au Mali


 (Mis à jour: )


Une photo non datée de Cédric Charenton, soldat du premier régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers tué dans le nord du Mali.

Une photo non datée de Cédric Charenton, soldat du premier régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers tué dans le nord du Mali. (Photo AFP)


Un soldat français de 26 ans a été tué au combat samedi après-midi dans le nord du Mali, lors d’une opération au cours de laquelle «au moins une quinzaine» de combattants islamistes ont été «neutralisés», ont annoncé dimanche l’Elysée et le ministère de la défense.
Selon l’état-major des armées, «au moins une quinzaine» de combattants islamistes ont été «neutralisés» – tués ou blessés – au cours des opérations conduites samedi par les forces françaises, qui ont coûté la vie au parachutiste français.
Le soldat tué au combat, le caporal Cédric Charenton, était engagé au Mali depuis le 25 janvier, a précisé le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué. Il avait notamment servi en Afghanistan et au Gabon. «Le souvenir de son sacrifice dans l’un des combats les plus violents que nous ayons menés sur le territoire malien nous animera à jamais», écrit le ministre.
«Le président de la République a appris avec une grande tristesse la mort au combat hier soir dans le nord du Mali d’un soldat du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers», écrit l’Elysée dans un communiqué. «Le chef de l’Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat».

La mort de ce soldat porte à trois le nombre des militaires français tués depuis le début de l’offensive visant à chasser les groupes islamistes armés du nord du Mali, le 11 janvier.
Un premier soldat français, un pilote d’hélicoptère, avait été tué dans la région de Sévaré (nord) dès les premières heures de l’intervention française contre les groupes islamistes armés qui occupaient le nord du Mali et préparaient une offensive en direction de Bamako. Un légionnaire du 2e Régiment étranger de parachutistes a ensuite été tué le 19 février lors d’un accrochage dans le nord du pays.
Selon l’état-major, le parachutiste de Pamiers a été tué lors d’une opération des forces françaises contre les «groupes terroristes» dans le massif de l’adrar des Ifoghas, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tessalit.
Tout au long de la journée de samedi, «les parachutistes avaient engagé le combat à plusieurs reprises avec les éléments terroristes», a précisé à l’AFP le colonel Thierry Burkhard. Vers 18 heures, le parachutiste de Pamiers a été tué «en montant à l’assaut d’une position ennemie avec sa section». «Les actions conduites visaient à fouiller des cavités et galeries pouvant être utilisées comme refuges. Ces actions ont permis (samedi) de neutraliser au moins une quinzaine de terroristes et trois pick-up», a-t-il ajouté. Les soldats français se sont également emparés de «trois importantes caches de munitions et matériels divers et de plusieurs armes lourdes».Les combats entre les soldats français et tchadiens et les djihadites font rage dans le massif des Ifoghas, au nord-est du Mali (photo d'illustration).

Combats meurtriers à Gao

Par ailleurs, au moins 50 islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un des groupes armés dans le nord du Mali, ont été tués depuis vendredi dans des combats contre des soldats maliens et français près de Gao, a-t-on appris dimanche de source militaire malienne.
«Les combats se poursuivent dimanche matin à 60 km au nord de Gao entre islamistes et troupes maliennes appuyées par l’armée française. Nous avons la situation en main. Au moins 50 islamistes du Mujao ont été tués depuis avant-hier» vendredi, a affirmé à l’AFP une source militaire malienne contactée au téléphone depuis Bamako, distante de 1.200 km de Gao, la plus grande ville du nord du Mali.
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a réaffirmé dans un communiqué la détermination de la France «à tenir ses engagements et à poursuivre ses actions aux côtés du peuple malien et des contingents africains engagés au sein de la Misma, pour permettre au Mali de retrouver sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire».

L'armée française ne sait "pas où se trouvent les otages" Video

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Vol tactique de nuit ravitaillement

Bamako le 04 mars 2013

Vol tactique de nuit. Ravitaillement d'un Mirage 2000D au nord du Mali par un C135 de l'armée de l'air