vendredi 1 février 2013


4600 soldats français mobilisés


Mali Opération Serval
4600 soldats français mobilisés

AFP PHOTO / ECPAD / NICOLAS-NELSON RICHARD
AFP PHOTO / ECPAD / NICOLAS-NELSON RICHARD

« Il y a 3500 militaires français sur le sol malien », a indiqué ce matin le colonel Thierry Burkhard, chef de la cellule communication de l’état-major des armées, lors d’un débriefing au ministère de la Défense. Avec les troupes basées à N’Djamena au Tchad et à Dakar au Sénégal, ce sont 4600 soldats français qui sont aujourd’hui mobilisables.
Les forces africaines montent également en puissance. Elles représentent 2900 hommes, avec l’arrivée des Nigérians, Togolais… « 1400 Tchadiens sont actuellement en train de monter vers Kidal. Ils devraient arriver prochainement », a déclaré le colonel Burkhard.
Toujours selon l’état-major des armées, la ville de Kidal a été reprise dans la nuit de mardi à mercredi sans avoir à livrer de combat.

mercredi 30 janvier 2013

Mali. Les militaires français prennent l'aéroport de Kidal


Mali. Les militaires français prennent l'aéroport de Kidal

Mis à jour le  , publié le 
Des soldats français sur une route en direction de Tombouctou (Mali), le 28 janvier 2013.
Des soldats français sur une route en direction de Tombouctou (Mali), le 28 janvier 2013.

(ERIC FEFERBERG / AFP)
Une étape significative de la guerre au Mali a été franchie. L'armée française a pris position, mercredi 30 janvier, sur l'aéroport de Kidal, dernière grande ville du Nord du pays sous le contrôle de groupes armés. Francetv info fait le point sur les dernières informations. 

Quelle est la situation à Kidal ?
Des "éléments français ont été mis en place cette nuit à Kidal", a affirmé mercredi matin à Paris le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Thierry Burkhard. Il confirmait ainsi une déclaration d'un responsable de l'administration locale, qui indiquait que le mdeste aéroport de la ville avait été repris. 
Kidal était le fief d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un groupe islamiste armé allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Mais un groupe dissident d'Ansar Dine, le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), a récemment affirmé tenir Kidal avec les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA). Le MIA assure rejeter le terrorisme et prôner une "solution pacifique" à la crise dans le nord du Mali. 

Où en est la progression de l'armée ?
Les armées malienne et française avaient déjà repris, ces derniers jours, les deux plus grandes villes du Nord du Mali, Gao et Tombouctou, quasiment sans rencontrer de résistance. En prenant Kidal, les forces armées font basculer la dernière grande ville occupée par les islamistes dans la la région. Voici une carte de toutes les localités reprises. 

Et maintenant ?

Si les principales villes du nord du pays sont repassées sous le contrôle des forces franco-maliennes, les islamistes n'ont pas disparu. Selon une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes, dont le dirigeant d'Ansar Dine Ilyad Ag-Ghaly et l'Algérien Abou Zeïd, un des émirs d'Aqmi, se sont réfugiés dans les montagnes situées à proximité de la frontière algérienne.
En outre, des centaines de personnes ont fui Kidal vers des villages plus au nord, vers l'Algérie, selon le Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU. Celui-ci qui affirme que l'accès à la nourriture et aux biens de première nécessité a été sérieusement affecté par le conflit et la fermeture de la frontière. La gestion de ces deux volets ouvre une nouvelle phase dans l'intervention française au Mali. Pour le correspondant en Afrique du journal britannique The Independant, elle sera "bien plus complexe que la précédente".

lundi 28 janvier 2013

A Tombouctou, les soldats français et maliens accueillis en libérateurs

 A Tombouctou, les soldats français et maliens accueillis en libérateurs

 (Mis à jour: )
Un hélicopère Gazelle de l'armée française, de retour de Tombouctou, atterrit sur la base de Sevare au Mali.
Un hélicopère Gazelle de l'armée française, de retour de Tombouctou, atterrit sur la base de Sevare au Mali. (photo FRED DUFOUR. AFP)
Aux cris de «Mali, Mali, Mali», la foule brandissait de petits drapeaux français et maliens au passage des soldats.
Un des habitants, Mahamane, âgé d’une vingtaine d’années, s’est dit soulagé de cette arrivée après des mois de «souffrance» et de«chicotte» (coups de fouet ou de bâton) infligés par les islamistes armés.
Les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda contrôlaient Tombouctou depuis avril 2012.
Ils y ont commis de nombreuses exactions au nom de leur interprétation rigoriste de la charia (loi islamique), et ont également détruit des mausolées de saints musulmans et des manuscrits précieux datant de plusieurs siècles, autant de signes «d’idolâtrie», selon eux. Ces exactions et destructions ont suscité l’indignation intarnationale.

Hollande : «Nous sommes en train de gagner cette bataille»

François Hollande a affirmé lundi que la France et ses partenaires africains étaient en train de «gagner la bataille au Mali», mais qu’il appartiendrait aux forces africaines de poursuivre «les terroristes»dans le nord du pays.
«Nous sommes en train de gagner cette bataille», a déclaré le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse à l’Elysée. «Quand je dis nous, c’est l’armée malienne, ce sont les Africains soutenus par les Français», a-t-il souligné. «La France n’a pas vocation à rester au Mali. En revanche, notre devoir c’est de faire en sorte que nous puissions permettre aux forces africaines de donner au Mali une stabilité durable», a déclaré lors d’une conférence de presse le chef de l’Etat, qui a confirmé «la reconquête des principales villes» maliennes, citant Gao et Tombouctou.
Dans la journée, les militaires ont opéré une manoeuvre conjointe, terrestre et aérienne, avec largage de parachutistes, pour contrôler dans un premier temps les accès de la ville située à 900 km au nord-est de Bamako, avant de la contrôler entièrement.
Français et Maliens contrôlent désormais la «Boucle du Niger», entre les deux principales villes du Nord du Mali, Tombouctou et Gao, au dix-huitième jour de l’intervention française, selon le colonel Thierry Burkhard. 

Destruction de manuscrits

Dans le même temps, les témoignages se multiplient sur la destruction de manuscrits à Tombouctou, devenue la capitale intellectuelle et spirituelle de l’islam en Afrique aux XVe et XVIe siècles et une prospère cité caravanière. Une source malienne de sécurité a fait état d’un«bâtiment abritant les manuscrits, brûlé». Ces témoignages ont été confirmés par le maire de Tombouctou, Halley Ousmane, qui se trouvait à Bamako. «J’ai eu ce matin mon chargé de communication au téléphone. Ce qui se passe à Tombouctou est dramatique», a souligné l'élu. «Le centre Ahmed Baba où se trouvent des manuscrits de valeur a été brûlé par les islamistes. C’est un véritable crime culturel», a-t-il dénoncé.
Certains des manuscrits de Tombouctou remontent à l'ère pré-islamique. L’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba abrite entre 60 000 et 100 000 manuscrits, selon le ministère malien de la Culture. Le maire de Tombouctou a également fait état de la mort d’un habitant, «brûlé vif» par les islamistes, parce qu’il avait crié «Vive la France».
L’opération sur Tombouctou survient deux jours après la prise, lors d’une offensive éclair, de Gao, plus importante ville du nord du Mali et un des bastions des combattants islamistes, à 1 200 km au nord-est de Bamako. «Les choses se passent comme prévu et ce qui est important c’est que le Mali, petit à petit, est libéré» des groupes liés à Al-Qaeda qui, en 2012, avaient transformé sa partie nord en sanctuaire, a souligné lundi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

Regards tournés vers Kidal

La reconquête de Gao avait été précédée d’une opération commando de l’armée française sur l’aéroport et un pont stratégique. Elle avait été suivie de l’arrivée, par voie aérienne, de troupes tchadiennes et nigériennes venues de Niamey pour sécuriser la ville, une opération que l’armée française semble réticente à mener dans les villes reprises aux groupes islamistes armés. Des soldats tchadiens et nigériens contrôlaient aussi lundi les villes de Ménaka et Anderamboukane (nord-est), près de la frontière avec le Niger, selon des sources militaires régionales.
Plus de 6 000 soldats ouest-africains et tchadiens doivent à terme être déployés au Mali pour prendre le relais de l’armée française, mais ils n’arrivent qu’au compte-gouttes et leur déploiement est ralenti par de sérieux problèmes de financement et de logistique. Les troupes françaises au sol s'élèvent pour le moment à 2 500 hommes. Mais un porte-hélicoptères d’assaut français est arrivé lundi à Dakar, débarquant des centaines d’hommes, des véhicules et du matériel pour l’opération au Mali.
La reconquête du nord du Mali s’accompagne de craintes d’actes de vengeance contre les islamistes, qui ont commis de nombreux crimes:  amputations, lapidations, exécutions, et à Tombouctou, destruction de nombreux mausolées de saints musulmans. L’ONG Human Rights Watch (HRW) a d’ailleurs demandé lundi aux autorités maliennes de prendre «des mesures immédiates» pour «protéger tous les Maliens de représailles», évoquant «des risques élevés de tensions inter-ethniques» dans le Nord, où la rivalité est forte entre communautés arabe et touareg d’un côté, noire de l’autre.
(AFP)

samedi 26 janvier 2013

Mali Washington accroît son aide militaire aux forces françaises


MaliWashington accroît son aide militaire aux forces françaises

©AFP / Eric Feferberg - Des soldats maliens patrouillent à Diabali, le 26 janvier 2013
©AFP / Eric Feferberg - Des soldats maliens patrouillent à Diabali, le 26 janvier 2013

©AFP - Carte du Mali et actualisation des mouvements sur le terrain samedi 
 
©AFP / Boureima Hama - Un convoi de soldats nigériens quitte Niamey le 26 janvier 2013 en direction de la frontière malienne
©AFP / Boureima Hama - Un convoi de soldats nigériens quitte Niamey le 26 janvier 2013 en direction de la frontière malienne

Paris a précisé que des contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivaient sur zone pour prendre le relais des forces françaises.
"Les forces françaises et africaines maîtrisent à 100% la ville de Gao. Il y a une liesse populaire, tout le monde est content", a indiqué une source de sécurité malienne. Mais de premiers témoignages font aussi état d'actes de pillage.
"Il n'y a pas de combat à proprement parler" dans la région de Gao, selon un porte-parole de l'état-major français, "mais sporadiquement, des opérations de harcèlement avec des éléments terroristes qui ouvrent le feu sur nos positions après s'être abrités dans des zones urbaines".
L'entourage du ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian a jugé par ailleurs "plausible" le bilan de quelques centaines de combattants islamistes tués depuis le début de l'intervention française au Mali donné par le quotidien français Le Monde, citant des sources militaires.
Les positions des islamistes à Gao ont été à plusieurs reprises pilonnées par l'aviation française.
Cette dernière devrait bientôt recevoir l'appui d'avions-ravitailleurs américains, le Pentagone ayant répondu favorablement à une requête de Paris en ce sens faite il y a plus de deux semaines.
Cette décision, annoncée samedi par le secrétaire américain à la Défense Léon Panetta à M. Le Drian, marque une montée en puissance de l'implication des Etats-Unis dans le conflit malien. La veille, le président Barack Obama avait appelé son homologue français François Hollande pour lui exprimer son soutien.
L'armée américaine dispose d'une flotte sans équivalent de plus de 400 avions-ravitailleurs KC-135. La France de son côté mobilise déjà une partie importante de ses 14 avions-ravitailleurs vieillissants pour ses missions aériennes au Mali.
Washington a jusqu'à présent fourni des gros-porteurs C-17, ainsi qu'un soutien en matière de renseignement via les satellites et sans doute des drones.
La ville de Gao était un bastion des islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui y ont commis de nombreuses exactions, dont des amputations de personnes accusées de vol.
Refus des "logiques de chantage"
C'est ce groupe qui a dit samedi à l'AFP vouloir négocier la libération d'un otage français qu'il détient depuis deux mois.
"Le Mujao est prêt à négocier la libération de l'otage Gilberto", a déclaré Walid Abu Sarhaoui, porte-parole du Mujao, en référence au Français Gilberto Rodriguez Leal, enlevé en novembre 2012 dans l'ouest du Mali.
Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a répondu en refusant "les logiques de chantage". "La France fera tout pour leur liberté", a-t-il ajouté, en évoquant les sept otages français au Sahel.
Interrogé pour savoir si cette volonté affichée de négociation était liée à l'intervention militaire française, le porte-parole du Mujao a simplement répondu: "Nous voulons négocier. Pour la guerre, entre musulmans, nous pouvons nous comprendre", sans autre précision.
Une déclaration qui peut être interprétée comme une ouverture pour des négociations avec Bamako et qui survient deux jours après l'annonce d'une scission au sein d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un autre des groupes islamistes du Nord du Mali.
Parallèlement à la prise de Gao, une colonne de militaires tchadiens et nigériens, qui étaient stationnés au Niger, faisait route samedi après-midi vers la frontière malienne, située à une centaine de km au nord.
La France s'est engagée depuis le 11 janvier au côté de ce qui reste de l'armée malienne, contre les islamistes armés, pilonnant leurs colonnes de pick-up et leurs bases arrière, afin d'empêcher leur progression vers le sud et la capitale Bamako.
Les villes de Konna et Douentza (centre) ont été reprises par les soldats français et maliens.
Une autre colonne franco-malienne, après avoir pris le contrôle de Diabali (ouest), progresse vers Léré, plus au nord, avec pour objectif la ville-phare de l'islam en Afrique, Tombouctou, à 900 km au nord-est de Bamako.
Jean-Marc Ayrault a d'ailleurs indiqué que les "troupes françaises et maliennes" seraient "bientôt près de Tombouctou". Il a aussi répété que la France "n'avait pas vocation à rester, bien entendu" au Mali.
Les islamistes ont riposté à cette progression en dynamitant vendredi un pont stratégique près de la frontière nigérienne, sur une des deux routes que pourraient emprunter les soldats tchadiens venus du Niger.
De leur côté, les chefs d'état-major ouest-africains, réunis samedi en urgence à Abidjan, ont décidé de "relever" le volume de leurs effectifs promis au Mali, pour qu'ils atteignent "5.700 hommes".
Jusque-là, l'Afrique de l'Ouest visait le déploiement d'environ 4.000 militaires. Le Tchad a séparément promis plus de 2.000 soldats.
Au total, autour de 2.000 soldats africains sont d'ores et déjà stationnés au Mali ou au Niger voisin. Leur déploiement est ralenti par de sérieux problèmes de financement et de logistique pour les pays contributeurs.
le 27/01/2013 à 08:37 par Serge DANIEL / AFP

Mali. La ville de Gao reprise par les soldats français et maliens


Mali. La ville de Gao reprise par les soldats français et maliens

Mis à jour le  , publié le 
L'aéroport de Gao (Mali), ici photographié en juillet 2012, a été repris le 26 janvier 2013 par les soldats français et maliens. 
L'aéroport de Gao (Mali), ici photographié en juillet 2012, a été repris le 26 janvier 2013 par les soldats français et maliens. 
(ROMARIC OLLO HIEN / AFP) 

Après avoir repris trois localités dans le centre et l'ouest du Mali, les militaires français et maliens se sont lancés depuis vendredi 25 janvier dans la reconquête du Nord, occupé par les groupes islamistes depuis plus de neuf mois. Samedi 26, ils ont annoncé avoir repris l'aéroport, un pont, puis le contrôle de la ville de Gao, tandis que dans le même temps, une partie des islamistes s'est dit prêt à négocier la libération d'un otage français. 

La progression vers le Nord du Mali

Après le contrôle de l'aéroport et d'un pont stratégique, les autorités françaises ont annoncé avoir repris Gao, un des bastion islamiste du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) situé à 1 200 km au nord-est de Bamako. Des"contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivent sur zone pour prendre le relais des forces" françaises, a annoncé le ministère de la Défense. Il affirme que "dès ce (samedi) soir, Sadou Diallo, le maire de Gao réfugié à Bamako, a pu regagner sa ville, accompagné par le colonel Dako."
Un peu plus tôt, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense soulignait que "les terroristes jihadistes qui ont affronté les armées malienne et française [avaient] vu nombre de leurs moyens mobiles et de leurs sites logistiques détruits"

Le Mujao veut "négocier" concernant l'otage français

Le même jour, le Mujao, le groupe islamiste installé à Gao, a annoncé dans la matinée qu'il était prêt à "négocier la libération" de Gilberto Rodriguez Leal, l'otage français qu'il détient depuis novembre 2012. Interrogé pour savoir si cette volonté affichée de négociation était liée à l'intervention militaire française, le porte-parole a simplement répondu: "Nous voulons négocier. Pour la guerre, entre musulmans, nous pouvons nous comprendre", sans autre précision.
Une déclaration qui peut être interprétée comme une ouverture pour des négociations avec Bamako, deux jours après l'annonce d'une scission au sein d'Ansar Dine, un autre des groupes islamistes du Nord du Mali. "On ne rentre pas dans les logiques de chantage, ce n'est pas du tout notre vision des choses [...] On ne peut pas céder au terrorisme, sinon on sait bien que c'est toujours lui qui gagne", a rétorqué Jean-Marc Ayrault lors d'une conférence de presse au cours d'un déplacement au Chili.

Quels sont les prochains objectifs ?

Selon différentes sources, la plus grande partie des combattants islamistes ont évacué Gao ces derniers jours, remontant vers l'extrême-nord-est du Mali pour échapper aux frappes aériennes françaises."Des avions français ont atterri à l'aéroport de Gao. Nous voulons rapidement maîtriser les huit quartiers de la ville et éviter des dégâts", a expliqué une source de la sécurité malienne. précisé. "Il n'y a pas de combat à proprement parler" dans la région de Gao, a précisé un porte-parole de l'état-major français, "mais sporadiquement, des opérations de harcèlement avec des éléments terroristes qui ouvrent le feu sur nos positions après s'être abrités dans des zones urbaines."
Dans le même temps, une colonne militaire progresse vers Léré, plus à l'ouest, avec pour objectif la ville-phare de l'islam en Afrique, Tombouctou, à 900 km au nord-est de Bamako. Les islamistes ont riposté en dynamitant vendredi 25 janvier un pont stratégique près de la frontière nigérienne, sur une des deux routes que pourraient emprunter les soldats tchadiens venus du Niger. 
De plus, les chefs d'état-major ouest-africains se sont réunis samedi 26 en urgence à Abidjan (Côte d'Ivoire) pour accélérer l'arrivée de renforts régionaux alors que le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a décidé la veille d'augmenter les effectifs de la force africaine au Mali.  Sur les 4000 hommes prévus, moins d'un millier sont arrivés au Mali. Dès le début d'après-midi, des troupes tchadiennes et nigériennes ont quitté le camp de Ouallam, au nord de Niamey (Niger), et se dirigeaient vers la frontière malienne située à une centaine de km au nord.